Gérer ses déchets comme un.e « pro » pour ne pas affecter les êtres animaux

En cette journée de manifestation mondiale annuelle pour la justice climatique, notre présidente du FEDJA, la merveilleuse et bienveillante Ariane Goupil, a décidé de vous partager une brève analyse des principaux déchets présents dans notre consommation courante, leur impact sur les êtres animaux et comment faire pour éviter toute conséquence sur ces derniers. Ce n’est pas un mensonge pour personne, la pollution sous ses multiples formes contribue au réchauffement climatique et en même temps d’affecter le climat de notre planète, elle cause des impacts directs aux êtres animaux. Les astuces données serviront non seulement à éviter des souffrances à ces êtres vivants, mais à plus grande échelle, sauver la planète terre petit à petit.

Anneaux de plastique

Un pack de 6 cannettes de boissons gazeuses peut être si rafraîchissant l’été… On l’ouvre, en distribue plusieurs à nos amis et puis on jette les anneaux de plastique qui servaient à tenir les cannettes ensemble. Ce bout de plastique quitte notre esprit assez rapidement pour se retrouver autour du cou d’un phoque, d’un oiseau de mer ou d’un poisson. Les anneaux qui ont autrefois servi à notre désaltération seront la suffocation d’un animal marin. Pour éviter cela, l’idéal serait d’éviter ce type de plastique à tout prix. Comme ce n’est pas toujours possible, une autre solution serait de couper les anneaux pour éviter qu’ils gardent leur forme ronde. De cette façon, aucun animal n’aura du plastique coincé autour de son cou.

https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2020/08/la-quantite-de-plastique-dans-les-oceans-devrait-tripler-dici-2040

Sacs de plastique

Ennemi craché depuis quelques années, le fameux sac de plastique mérite cette position. Bien trop souvent, ces sacs sont vus comme étant à usage unique et leurs propriétaires les jettent à la poubelle. Par la force des choses (et la force du vent contre un sac de plastique léger comme tout), ces sacs se ramassent dans nos océans. Pour les tortues et poissons, ces formes translucides flottantes ressemblent à s’y méprendre à d’alléchantes méduses. Il en résulte ainsi la présence de morceaux de sacs ou de sacs de plastique complet dans l’estomac de nombreux animaux marins. Bien évidemment, le plastique est long à se décomposer et finit par empoisonner les pauvres gourmands. Heureusement, de plus en plus de municipalités bannissent les sacs de plastique. Néanmoins, personne n’est à l’abri de cette véritable peste chimique. La solution la plus évidente est de se procurer des sacs réutilisables, de récupérer ses sacs de plastique et d’acheter en vrac avec ses contenants. Toutes ces actions sont très faciles à intégrer à dans la vie quotidienne de chacun.

https://www.selection.ca/sante/vivre-sainement/50-raisons-de-dire-non-au-plastique/

Masque

Fléau nouveau, gracieuseté de la Covid-19, dont je parlerai peu. Similairement aux anneaux de plastique, il faut couper les languettes du masque chirurgical pour éviter qu’il ne finisse enroulé autour du cou d’un animal. Cette action prend quelques secondes et sauve des vies. Cette courte section sert donc juste à vous rappeler de couper votre masque ou d’utiliser une option réutilisable lorsque possible.

https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/gants-masques-jetes-polluent-oceans.html

Filets de pêche

La cause première de la pollution plastique de nos océans est les filets de pêche. Cette situation peut sembler hors de notre contrôle, mais il ne faut pas se fier aux apparences. L’industrie de la pêche tient son ampleur d’aujourd’hui à cause de la demande. Les immenses filets utilisés coincent non seulement une plus grande partie de la faune marine que les quelques espèces de poissons visées, mais de nombreux filets de pêche sont abandonnés au large. Ces filets comportent des mailles suffisamment larges pour coincer les animaux tout en étant assez étroites pour les empêcher de s’enfuir. Bien évidemment, ces mailles sont la grosseur idéale pour se glisser autour du cou d’un phoque ou d’un oiseau de mer et ne plus en sortir. Ce problème n’est pas assez médiatisé et est pourtant très important. La solution évidente est d’arrêter d’encourager l’industrie de la pêche en coupant notre consommation de poisson et de fruits de mer.

https://www.selection.ca/sante/vivre-sainement/50-raisons-de-dire-non-au-plastique/

Plastique à usage unique

Dans cette catégorie seront inclus pailles, styromousse, bouteilles de plastique et autres petits objets en plastique. Commençons avec les pailles, second ennemi juré du 21e siècle et cause prise de manière flagrante par la plus jeune génération. Je ne m’éterniserai pas sur ces dernières car les effets sont rendus assez connus de tous; ingestion par les animaux, les pailles restent coincées dans le nez des tortues, certains animaux utilisent les pailles pour créer leur nid et empoisonnent tranquillement leurs bébés par le fait même et etc. De nombreuses alternatives existent maintenant : les pailles en bambou, en acier, en plastique dur (à éviter car cela reste du plastique) ou l’abstention d’utiliser une paille.

Le styromousse est mon ennemi personnel. Ce plastique si satisfaisant à détruire se trouve à être le plus nocif pour l’environnement. Il prend 1000 ans à se désintégrer, laisse des microparticules dans l’environnement et n’est pas recyclable. Il est pourtant si populaire chez les restaurateurs de style « take out ». S’il y a une sorte de plastique qu’il faut définitivement boycotter, c’est le styromousse.1

Maintenant, parlons de la catégorie des petits objets en plastique du quotidien qui inclut, entre autres, les cotons tiges, la soie dentaire, les emballages de nourriture, la pellicule plastique, etc. Tous ces objets sont si habituels pour nous que nous les utilisons et les consommons à la vitesse de la lumière sans même le remarquer.  Comme tous les autres objets à usage unique, ils finissent flottant sur l’océan, dans l’estomac de la faune marine ou trompent les animaux qui croient avoir trouvé la matériau pour leur maison, abri ou nid. De nombreuses alternatives existent désormais allant des cotons tiges à la soie dentaire en bambou aux épiceries en vrac zéro déchets.

https://www.ecosia.org/images/?q=hippocampe%20et%20coton%20tige#id=A3EF552074830F8AB2E8B388BBD3BA5E72826E5D

En conclusion, le plastique est néfaste pour l’intégralité de la faune de la planète, mais aussi pour les humains. À cause d’un processus nommé la bioaccumulation, les humains se trouvent à ingérer du plastique que leur nourriture a ingéré. Ce phénomène est surtout présent dans les poissons qui sont eux aussi victimes de ce processus. Pour éviter cela, il n’y a rien de mieux que d’éviter de manger de la viande animal ou du poisson. Encore une fois, le végétalisme se prouve bénéfique pour la santé humaine, mais surtout pour celle de la terre et de la vie marine!


  1. https://www.environnementmatane.ca/environnement/matieres-residuelles/statistiques.html

Publié par

Comité composé d'étudiant.e.s en droit de l'Université de Montréal ayant pour mission de sensibiliser la société aux enjeux moraux et juridiques concernant les êtres animaux.

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